CHAPITRE II - Positions et attitudes diverses dans l'acte sexuel qui permettent la fécondation.
Dans l'union supérieure, la femme doit se placer de manière à ouvrir
l'yoni.
Dans l'union égale, elle se couche sur le dos dans la position naturelle
et laisse l'homme lui faire un collier de ses bras.
Dans l'union inférieure, elle se pose de façon à rétrécir l'yoni; il est
bon aussi qu'elle prenne des médicaments propres à hâter le moment où sa
passion est satisfaite.
Pour la femme _Gazelle_, N° 1, couchée, il est trois positions:
PLEINEMENT OUVERTE.--Elle tient sa tête très basse, de manière à élever
le milieu du corps. L'homme doit alors appliquer sur son linga ou
sur l'yoni de la salive ou quelque onguent lubréfiant pour faciliter
l'introduction.
BAILLANTE.--La femme lève les cuisses et les écarte.
CELLE DE L'ÉPOUSE D'INDRA.--Elle croise ses pieds sur ses cuisses, ce
qui exige une certaine habitude. Cette position est très utile pour
l'union très supérieure (N° 4 _étalon_, avec N° 1 _gazelle_).
Pour les unions inférieures et très inférieures, on a:
1° La position bouclante: l'homme et la femme étant couchés, ont leurs
jambes étendues et appliquées directement, celles de l'un sur celles de
l'autre.
La position peut être horizontale, de côté; dans cette dernière
position, l'homme doit se tenir sur le côté gauche.
Cette règle doit être suivie toute les fois que l'on est couché et
quelque soit le numéro typique de la femme.
POSITION DE PRESSION.--Après que la connexion s'est faite dans la
position bouclante, la femme serre son amant avec ses cuisses.
POSITION ENTRELACÉE.--La femme croise, avec l'une de ses cuisses, la
cuisse de l'homme.
POSITION DITE DE LA CAVALE.--La femme serre, comme dans un étau, le
linga engagé dans son yoni. Cela s'apprend seulement par la pratique et
se fait, principalement, par les femmes du pays d'Andra.
Souvarnanabha donne en outre:
LA POSITION MONTANTE.--Dans laquelle la femme lève ses jambes toutes
droites.
LA POSITION BAILLANTE.--La femme place ses deux jambes sur les épaules
de l'homme.
LA POSITION SERRÉE.--L'homme serre contre lui les deux pieds croisés
et relevés de la femme; si un pied seulement est levé, la position est
demi-serrée. La femme met un pied sur l'épaule de l'homme et étend
l'autre jambe de côté; puis elle prend une position semblable du côté
opposé, et continue ainsi alternativement.
L'ENFONCEMENT DU CLOU.--Une des jambes de la femme est sur la tête de
l'homme et l'autre est étendue de côté.
LA POSITION DU CRABE.--Les deux pieds de la femme sont tirés et placés
sur son estomac.
LE PAQUET.--La femme lève et croise ses cuisses.
LA FORME DU LOTUS.--Dans cette position, la femme croise ses jambes
l'une sur l'autre, en tenant les cuisses écartées. Cette position est
celle indiquée plus haut sous le nom de l'épouse d'Indra.
LA POSITION TOURNANTE.--L'homme, pendant la connexion, tourne autour de
la femme sans se détacher d'elle, ni interrompre l'acte, tandis que
la femme tient son corps embrassé; cela s'apprend seulement en s'y
exerçant.
Il est facile et il convient, dit Souvernanabha, de s'unir de toutes les
manières possibles étant dans le bain; mais Vatsyayana condamne toute
connexion dans l'eau, comme contraire à la loi religieuse.
Quand la femme se tient sur ses mains et ses pieds comme un quadrupède,
et que son amant la monte comme un taureau, cela s'appelle l'union de la
vache. Dans cette position, on peut faire sur le dos toutes mignardises
qui se font ordinairement sur le devant du corps. L'homme peut aussi
saisir avec sa main droite les seins et avec la main gauche titiller le
clitoris, tandis qu'il meut son linga dans le vagin, ce qui double la
volupté de la femme ainsi caressée et peut hâter son spasme de manière à
le faire coïncider avec celui de l'homme.
C'est la position où la matrice est la mieux située pour la conception,
car alors son fond est plus bas que son orifice. C'est la plus naturelle
et la moins voluptueuse, car le clitoris n'est point touché, à moins
qu'on n'y porte la main.
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